Le mal de vivre, un stress qui détruit !
Au fil des ans, j'ai réalisé combien les émotions ont un impact important sur le fonctionnement du corps, comment nos pensées et nos choix sont les déclencheurs d'émotions heureuses ou malheureuses, comment nos émotions et nos expériences passées influencent nos choix et nos réactions, comment nos habitudes de vie ont un effet direct sur le corps. Je suis ébahie par la logique de la Vie, de quelle façon tout se tient, que rien n'est laissé au hasard, rien ne se perd, que tout se relie de fil en aiguille. Toute conséquence comprend une cause. Les maladies ne font pas exception à la règle. La maladie est le dernier d'une longue série de messages envoyés pour changer notre vision des choses et notre mode de vie. Les malheurs précèdent les maladies. Une grand partie d'entre elles ont un lien avec le passé, particulièrement avec la petite enfance. De là l'importance de l'impact des événements vécus à ce stade de la vie puisque la mémoire de ces événments est bien ancrée au niveau du subconscient et demeure habituellement hors de la mémoire consciente.
Quand j'étais jeune, mon expérience de vie m'avait amenée à croire que mon monde était dépourvu de bonté, de compréhension, de compassion, de droiture, de justice, d'équité et surtout d'amour. Comme cela arrive à bien des gens, j'avais perdu le goût de vivre pendant un certain temps. Ça m'est arrivée à l'âge de vingt-deux ans. J'étais tellement déçue de vivre dans ce monde-ci qu'au beau milieu d'une déception profonde j'avais demandé à mon défunt père et à Dieu de " venir me chercher ". J'avais aussitôt oublié cette demande et c'est la raison pour laquelle ma demande avait si bien été exécutée. Donc, moins de deux mois après ma demande de quitter ce monde, je me suis retrouvée à l'article de la mort. Je souffrais alors d'une embolie pulmonaire et d'une double pleurésie, conséquences du passage d'un caillot de sang qui, après avoir passé au coeur, s'était logé dans un poumon. Selon l'avis du médecin qui me traitait à l'époque, je ne devais pas survivre à cette maladie.
Voici de quelle façon j'ai fait un choix très conscient entre la vie et la mort. Je n'ai commencé à raconter ce moment précis de mon expérience qu'il y a quelques années. Donc, après être allée à l'urgence deux fois sans que les médecins trouvent la cause de ma souffrance, je suis allée chez ma mère afin qu'elle prenne soin de moi, car mon mari ne savait pas quoi faire avec moi. Un soir, vers 19h, j'ai soudainement ressenti une grande paix m'envahir et ma souffrance a semblé disparaître. Je me suis assise et demeurée attentive à ce qui se passait à l'intérieur de moi et autour de moi. J'ai eu la nette impression que deux êtres, invisibles à mes yeux, se tenaient tout près de moi. J'ai alors compris qu'il ne me restait que quelques heures à vivre, qu'à cinq heures du matin, je serais partie pour un autre monde. C'est alors que j'ai entendu intérieurement la question suivante :" Qu'est-ce que tu fais, tu viens avec nous ou tu restes ? " Je me suis vue au-dessus de la planète, en train de la regarder, sachant que je la quitterais dans peu de temps. J'avais le goût de retourner dans ce monde merveilleux que je connaissais. Donc, étant consciente que la vie ne s'arrêtait pas après la destruction du corps physique, j'avais senti que, si je quittais à ce moment-là, j'aurais eu à revenir pour finir ce que j'avais commencé dans cette vie-ci. L'idée de quitter avait fait surgir en moi un grand sentiment d'échec, comme un regret à l'idée de partir avant mon temps. J'ai alors compris que, de toute façon, j'aurais décidé de revenir pour atteindre les buts que je m'étais fixés avant de naître dans ce corps-ci. L'idée de recommencer dans un nouveau corps d'enfant et refaire tout le parcours que je venais d'expérimenter ne me réjoussait pas vraiment. Je me suis dit : " Aussi bien continuer mon chemin dans ce corps- ci ! ". Sachant que la pente serait longue à remonter, j'ai eu un peu peur de dire " Oui, je reste ". J'ai hésité pendant quelques secondes. Finalement, avec un peu d'angoisse, j'ai dit oui, mais à une condition : qu'Ils m'aident à résoudre mes problèmes. (J'avoue que je n'ai pas entendu leur réponse !) J'avais alors pris la décision de remonter la pente même si je la voyais ardue. J'ai alors senti les êtres s'éloigner. Très calmement, j'ai dit à ma mère : " Il faut que j'entre à l'hôpital ce soir ". Ce qui fut fait.
Quatre heures après ce revirement de cap, j'étais aux soins intensifs. J'étais alors convaincue que je ne mourrais pas. J'étais de bonne humeur et riait de voir courir le personnel autour de moi. J'ai appris plus tard que tout le personnel médical était très surpris de me voir vivante le lendemain matin. Le lendemain soir, je jouais à un jeu de patience pour passer le temps car la souffrance m'empêchait de dormir. Je trouvais le temps long ! Deux semaines après ma sortie de l'hôpital, j'ai croisé une infirmière, que je connaissais, dans un magasin. En me voyant, je l'ai vu blêmir tout en ayant les yeux rivés sur moi, sans dire un mot. J'ai compris qu'elle pensait voir mon fantôme. Je lui ai alors dit que j'étais bien vivante. Elle a eu un soupir de soulagement et m'a avoué qu'elle avait appris que j'étais morte.
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