Nos amis les animaux
Les animaux savent aimer et réfléchir tout autant que les humains. C'est nous qui n'avons pas encore appris à observer ces gestes des plus révélateurs de grande conscience spirituelle. Les animaux sont des amis qui nous assistent dans notre propre cheminement. En voici 2 exemples très touchants.
Les outardes (les bernaches ou oies du Canada)
Vous êtes-vous déjà demandé, en regardant les grands migrateurs au printemps, pourquoi les outardes adoptent toujours une formation en V ? Des savants ont découvert que les battements d'ailes des oiseaux "soulèvent"l'air, facilitant ainsi le vol des oiseaux qui les suivent.
La formation en V permet aux outardes de voler 71% plus loin qu'un oiseau volant seul. Les gens qui avancent ensemble dans la même direction atteignent l'objectif plus rapidement et plus facilement car ils s'appuient les uns sur les autres. Lorsqu'une outarde quitte la formation, elle ressent immédiatement la résistance de l'air et doit fournir un effort plus grand. Faisons équipe avec ceux qui visent le même objectif que nous.
Quand l'outarde qui mène est fatiguée, elle rentre dans le rang et une autre prend sa place. Les résultats sont meilleurs lorsque chacun s'acquitte à tour de rôle, des tâches les plus difficiles.
Les outardes cacardent, pour encourager celles qui les mènent. Ceux qui nous mènent ont eux aussi besoin d'encouragement.
Lorsqu'une outarde malade ou blessée quitte la formation, deux autres la suivent pour l'aider et l'encourager, jusqu'à ce qu'elle soit rétablie. Puis, elles reprennent l'air seules ou avec une autre formation pour rejoindre leur groupe. Imitons la sagesse de l'outarde et serrons-nous les coudes.
Auteur inconnu
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Le dauphin
J'étais à environ 15 mètres sous la surface de l'eau, seule. Je savais que je n'aurais pas dû plonger seule, mais j'étais très compétente et j'ai pris un risque. Il n'y avait pas beaucoup de courant et l'eau était si chaude, si claire et si attirante. Quand une crampe m'a prise, j'ai tout de suite compris quelle bêtise j'avais faite. Je ne paniquais pas mais j'étais pliée en deux par des crampes d'estomac. J'ai tenté d'enlever ma ceinture de plomb, mais j'étais tellement mal en point que je n'arrivais pas à saisir l'ardillon. Je coulais, incapable de bouger, et j'ai commencé à prendre peur. Je pouvais voir ma montre et je savais que dans très peu de temps ma bouteille serait vide, je ne pourrais plus respirer. J'ai essayé de masser les muscles de mon ventre. Je ne portais pas la tenue de plongée, mais je ne pouvais pas me redresser et mes mains ne pouvaient pas atteindre les muscles contractés.
Je me disais: "Je ne peux pas partir comme ça! J'ai des choses à faire!" Je ne pouvais pas me laisser mourir de cette façon, en sachant que personne ne saurait jamais ce qui m'étais arrivé. J'ai crié au secours dans ma tête: "Au secours! N'importe qui, n'importe quoi, aidez-moi!"
Je m'attendais à tout sauf à ce qui s'est passé. Soudain j'ai senti quelque chose derrière moi qui poussait mon bras. "Oh non! pensai-je, des requins!" J'étais vraiment terrifiée, je me croyais perdue. Mais ce quelque chose soulevait mon bras irrésistiblement. Dans mon champ de vision apparut soudain un oeil, l'oeil le plus merveilleux qu'on puisse imaginer. Je jure qu'il souriait! C'était l'oeil d'un grand dauphin. En regardant dans cet oeil, j'ai su que j'étais sauvée.
Il se glissa sous mon bras et appuya sa nageoire dorsale dans le creux de mon aisselle. Alors j'ai pu relaxer en le serrant contre moi, immensément soulagée. Je sentais que l'animal me communiquait son propre sentiment de sécurité, qu'il me soignait en même temps qu'il me soulevait vers la surface de l'eau. Mes crampes d'estomac ont disparu durant l'ascension, au fur et à mesure que je me détendais, mais j'étais convaincue que l'animal y était aussi pour quelque chose.
À la surface de l'eau, il s'est dirigé vers la rive en continuant de me soutenir. Il m'a emmenée si près du bord que j'ai commencé à avoir peur qu'il s'échoue, alors je l'ai repoussé vers les eaux plus profondes, où il est resté pour s'assurer, je suppose, que tout allait bien.
On aurait dit qu'il m'avait donné une autre vie. En enlevant la bouteille d'air comprimé et la ceinture de plongée, j'ai enlevé tout le reste et je suis allée toute nue rejoindre le dauphin dans l'océan. Je me sentais si légère, libre et vivante et je n'avais qu'une envie: me baigner au soleil dans toute cette eau et dans toute cette liberté. Le dauphin m'a ramenée vers le large et s'est amusé dans l'eau avec moi. J'ai remarqué qu'il y avait plusieurs dauphins, un peu plus loin.
Au bout d'un certain temps, il m'a reconduite à la rive. J'étais fatiguée, presque à bout de souffle, et il s'est assuré que j'étais en sécurité dans l'eau peu profonde. Puis il s'est tourné de côté, et de profil son oeil me regardait fixement. Nous sommes restés dans cette position pour un temps qui m'a semblé très long, presque une éternité, comme en transe, avec des images de mon passé qui défilaient dans ma tête. Puis il a émis un seul son et il est allé rejoindre les autres, et tous sont partis.
Elizabeth Gawain
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